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amende avec sursis pour les six militants de Dernière Rénovation

by admin
amende avec sursis pour les six militants de Dernière Rénovation

Poursuivis pour « entrave à la circulation », six militants de Dernière Rénovation âgés de 20 à 48 ans, ont été condamnés ce mardi par le tribunal d’Auch à une amende de 500 euros avec sursis chacun. Edith, Louise, Guillaume, Nicolas, Jérémy, et Yannis étaient les premiers militants du collectif, qui s’est fait connaître par ses actions de désobéissance civile, à comparaître à l’automne devant un tribunal.

Le 22 juillet dernier, ils ont interrompu pendant quelques minutes la 19e étape du Tour de France : Jérémy, 20 ans, a allumé un fumigène et agité un drapeau jaune pour « prévenir [ses] camarades et surtout les cyclistes et les motards qu’il y allait avoir un blocage ». Puis les cinq autres militants, reliés par une chaîne attachée à leurs chevilles, se sont assis sur la chaussée pour empêcher le peloton de passer. Avant d’être délogés par les gendarmes de la Garde républicaine.

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« J’aimerais ne pas avoir à faire ça », avait expliqué à la barre l’une des prévenues, Louise, 21 ans, marquée par les incendies dont elle a été témoin cet été dans les Landes, où elle vit. « Mais il y a déjà eu des marches pour le climat, des déclarations scientifiques, des votes, des pétitions… L’Etat a déjà été condamné deux fois pour inaction climatique. […] J’ai peur d’être condamnée par un gouvernement qui ne fait rien, en tout cas pas assez, pour mon avenir et celui de mes proches. »

Au procès des militants qui avaient interrompu le Tour de France : « J’aimerais ne pas avoir à faire ça »

Plusieurs prévenus n’avaient jamais milité auparavant. C’est le cas de Jérémy R., étudiant dans une école d’ingénieurs : « Je suis végétarien, je ne prends pas l’avion. J’ai lu que les gestes individuels représentent 25 % des efforts nécessaires, c’est énorme mais pas du tout suffisant. Aujourd’hui, le gouvernement doit aussi faire sa part, mais ce n’est pas le cas : c’est aussi pour ça que j’entre en résistance civile. »

Les deux avocates des prévenus avaient axé leur défense sur « l’état de nécessité », qui légitimerait l’infraction, offrant aux juges un débat juridique. « [Ces militants] commettent un acte nécessaire à la prévention d’un danger imminent et actuel : le réchauffement climatique », développe Me Marie Poirot. Une défense dont se sont prévalus, avant eux, les « décrocheurs » des portraits d’Emmanuel Macron. Elle a été écartée par le tribunal d’Auch.



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