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Le télescope James-Webb fait aussi des découvertes dans le Système solaire externe

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Le télescope James-Webb fait aussi des découvertes dans le Système solaire externe

Le télescope spatial James-Webb (JWST) a été taillé pour regarder loin, pour collecter les faibles lumières issues des tréfonds de l’Univers, pour sonder les recoins de l’espace-temps. Mais ne dit-on pas que qui peut le plus peut le moins ? Il arrive donc que le JWST cesse de viser le lointain et se concentre sur notre jardin, le Système solaire.

Bien sûr, stationnant dans la banlieue de la Terre, à 1,5 million de kilomètres, le télescope spatial ne peut pas obtenir le même degré de précision qu’une sonde en orbite autour d’une planète. Bien sûr, tournant perpétuellement le dos au Soleil (et à la Terre) pour maintenir ses instruments dans le plus grand froid, il lui est impossible d’observer notre étoile, les comètes qui la frôlent ou plongent dedans, Mercure, Vénus et notre planète.

Une fois ces restrictions posées et si l’on ajoute que Mars est bien servie par les orbiteurs tournant autour et les rovers la parcourant, on comprend que le JWST se concentre sur le Système solaire dit « externe », c’est-à-dire tout ce qui se trouve au-delà de l’orbite martienne. C’est ainsi que, parmi les premières images moissonnées par l’engin ont figuré des clichés d’Uranus, de Neptune et de leurs anneaux respectifs. Ces deux planètes, les plus éloignées de nous, n’avaient pas été aussi bien observées depuis que la sonde Voyager-2 les avait survolées dans la seconde moitié des années 1980.

La lune glacée de Jupiter

Plusieurs des derniers résultats obtenus grâce au James-Webb concernent les mondes jovien et saturnien. Dans une étude publiée le 19 octobre dans Nature Astronomy, une équipe internationale a ainsi annoncé la détection, dans l’atmosphère de Jupiter, d’un courant de haute altitude au-dessus de l’équateur, qui n’avait pas été vu auparavant.

Quelques semaines plus tôt, en septembre, deux équipes indépendantes révélaient la présence de dioxyde de carbone à la surface d’Europe, une lune glacée de Jupiter, et ce grâce à des observations n’ayant pris que quelques minutes du précieux temps du télescope spatial. Les chercheurs estiment que le CO2 en question émane de l’océan situé sous l’épaisse couche de glace qui tapisse le satellite. Or, si cet océan contient du carbone, élément de base des molécules organiques, cela renforce l’intérêt des chercheurs pour Europe, vers laquelle la NASA enverra une sonde à l’automne 2024. Europa Clipper tentera de déterminer si cette lune est ou a été propice à l’apparition de la vie.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Les cinq surprises du télescope James-Webb

Du côté de Saturne, c’est le satellite Encelade qui a surtout retenu l’attention, avec la détection, annoncée en mai, d’un immense panache de vapeur d’eau de quelque 10 000 kilomètres de long, émanant de son pôle Sud. En effet, comme Europe, Encelade recèle, sous sa glace de surface, un profond océan, et elle est agitée par du cryovolcanisme. Ces sortes de geysers propulsent dans l’espace un mélange de particules de glace, de vapeur d’eau et de diverses molécules. Chaque seconde, 300 kilogrammes de matière étaient ainsi dégazés, selon l’analyse des données du JWST. Et comme cette lune met seulement une trentaine d’heures à faire le tour de Saturne, cela crée comme un pneu de vapeur autour de la planète géante. Encelade s’avère donc la principale source d’eau du système saturnien.

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