Home Science ne pas laisser les enfants sur le banc de touche

ne pas laisser les enfants sur le banc de touche

by admin
ne pas laisser les enfants sur le banc de touche

Dix mille pas et plus. Si les bénéfices de l’activité physique (AP) sont bien connus pour les maladies cardio-vasculaires, ceux concernant les cardiopathies congénitales, des pathologies liées à une anomalie lors de la formation du cœur ou des vaisseaux associés, le sont moins. Elles concernent environ une naissance sur cent, et sont plus ou moins graves. Cela peut nécessiter une intervention en urgence dès les premières heures de vie.

« Pendant longtemps, on a déconseillé aux patients qui avaient une malformation cardiaque congénitale de pratiquer une activité physique », explique Jean-Benoît Thambo, chef du service des pathologies cardiaques congénitales à l’hôpital cardiologique du Haut-Lévêque (Pessac, CHU de Bordeaux). « Aujourd’hui, on a montré que la réadaptation sportive encadrée permettait un bienfait pour le patient, et que c’était certainement l’un des meilleurs traitements », poursuit le médecin, également président de l’association Les Liens du cœur. C’est pour lui « un changement complet de paradigme ».

L’idée est venue de Pascal Amedro, cardio-pédiatre du CHU de Bordeaux. Avec sa collègue Sophie Guillaumont, du CHU de Montpellier, il a conçu, en 2017, un programme de réhabilitation pour les 13-25 ans nés avec une cardiopathie congénitale, opérés avant 1 an, et qui sont déconditionnés, essoufflés à l’effort.

Dans cette étude, appelée QualiRehab, 142 jeunes, dont la moitié est un groupe contrôle, ont été évalués au moment de l’inclusion (test d’effort avec mesure de la VO2 max, questionnaire de qualité de vie, niveau d’AP, évaluation psychologique…). Après une semaine en centre de réadaptation cardiaque, le premier groupe a suivi un réentraînement à l’effort durant douze semaines, à raison de deux séances par semaine à domicile et des séances en visio, supervisées par un enseignant en activité physique adaptée (APA).

Améliorer la qualité de vie

Les résultats montrent que « les membres du groupe qui avait suivi le programme de trois mois voyaient, un an après, une amélioration significative de leur qualité de vie, de la VO2 max, du niveau d’AP, et une baisse de l’anxiété, de la dépression, de l’indice de masse corporelle, et de la pression artérielle, de manière statistiquement significative », décrit Pascal Amedro, également chercheur à l’IHU Liryc (Institut de rythmologie et de modélisation cardiaque), à Pessac.

Fort de ces résultats, un programme va démarrer en janvier 2024 au CHU de Bordeaux avec l’association Siel Bleu, sur le même modèle. Une dizaine d’enfants seront accompagnés chaque semaine à l’hôpital et une quarantaine d’enfants seront suivis à domicile et/ou dans des clubs de sport. Les pratiques sont adaptées à la pathologie et à la fatigabilité de chacun. Cela a été permis grâce à des fonds récoltés par l’association Les Liens du cœur.

Il vous reste 35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source Link

Related Articles

Leave a Comment

Pierre Rayer News
Universal scientific discoveries