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pourquoi ces crues à répétition ?

by admin
pourquoi ces crues à répétition ?

« Tout est sous l’eau », se lamente Michelle Coste, 59 ans, qui ne peut pas accéder à sa maison à Blendecques, dans le Pas-de-Calais, où plus de 300 personnes ont été évacuées ces derniers jours. « On ne s’attendait pas à ce que ça recommence aussi vite. » Recommencer ? Au mois de novembre, le département a déjà connu des crues historiques. Dans la vallée de l’Aa, les murs de certaines maisons n’ont pas eu le temps de sécher avant d’être de nouveau inondés.

Ce jeudi 4 janvier, des dizaines de tronçons routiers restent fermés, et des villages, entièrement submergés. A Esquerdes, à proximité de Blendecques, des pâtés de maisons entiers sont sous l’eau et des torrents d’eau boueuse dévalant des jardins. Des crues à répétition et des habitants à bout de nerfs… Alors, comment expliquer que le Pas-de-Calais soit si souvent en proie aux inondations ?

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Il faut d’abord relever le niveau exceptionnel des pluies qui ont touché le département à l’automne. Il y est tombé, entre le 17 octobre et le 31 décembre, 464 millimètres de précipitations. Soit 50 % de plus que l’année dernière à la même période, a indiqué Météo-France à la chaîne TF1.

Inondations dans le Pas-de-Calais : quelles sont les conséquences psychologiques ?

Résultat, les sols sont gorgés d’eau et les nappes phréatiques, remplies, n’absorbent plus de surplus. L’excédent vient alimenter les rivières, peu nombreuses, du département, qui débordent bien au-delà de leur lit, explique Adam Beernaert, directeur général de la Protection civile dans le Pas-de-Calais, au « Figaro ».

Une géographie propice aux crues à répétition

Pour ne rien arranger, le sol du département y est particulièrement argileux et sa capacité à retenir l’eau est limitée. La topologie des lieux, très plate, n’aide pas non plus. Le plus haut sommet, la Crête de l’Artois, culmine à seulement 214 mètres. L’eau s’écoule plus difficilement vers la mer que dans les régions plus vallonnées.

Par ailleurs, certains cours d’eau se situent en dessous du niveau de la mer : c’est le cas du fleuve côtier de l’Aa (dans l’Audomarois, nord-est du département), par exemple, placé en vigilance rouge depuis mardi, qui a atteint le même niveau qu’en novembre, sa crue historique.

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Autre facteur, le vent d’ouest combiné à de forts coefficients de marées peut pousser les eaux des rivières dans le sens opposé à leur descente : au lieu de se jeter dans la mer, l’eau rentre dans les terres

Des aménagements insuffisants

Face aux intempéries exceptionnelles, les aménagements, comme les bassins de retenues par exemple, ne sont plus suffisants. « Les pompes et les digues ne sont pas calibrées pour endiguer des conditions climatiques si exceptionnelles », ajoute Adam Beernaert auprès du « Figaro ».

« Les travaux doivent commencer maintenant », martèle Xavier Bertrand, président Les Républicains de la région Hauts-de-France, venu à la rencontre des sinistrés dans ce centre d’hébergement. « Ce que (les habitants) veulent, c’est qu’on nettoie les cours d’eau. »

Ce qui est sûr, c’est que de nouveaux aménagements seront nécessaires. Comme l’a rappelé au micro de RMC le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, qui se rend dans la région sinistrée ce jeudi, ces catastrophes « sont amenées à se renouveler ». En effet, le réchauffement climatique entraîne des orages plus pluvieux qu’auparavant.



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